Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 août 2019 2 06 /08 /août /2019 22:20

BONJOUR A TOUS ET A TOUTES

LA VINA SERA FERMEE JUSQU'AU LUNDI 19 AOUT 2019 INCLUS

REOUVERTURE PREVUE LE 20 à 11H à CONFIRMER...

fmperier@yahoo.fr - 06 46 68 48 79

phildeloole@hotmail.com - 06 64 74 78 04

BONNES VACANNES ET/OU BEL ETE

 

Partager cet article

Repost0
22 juillet 2019 1 22 /07 /juillet /2019 10:46

L’Homme vert et la source de l’immortalité :

de la Caverne à l’Hyperborée et à Maitreya

extrait du troisième tome de Q(o)uest, Les chevaux blancs du Wiltshire

diffusion non commerciale, autorisée, mention de l'auteur obligatoire

 

                                                                                                                                                                  Wikimedia commons

 

« Ni par terre, ni par mer, tu ne trouveras le chemin qui mène vers les Hyperboréens ». Pindare, Pythiques, X, 29-30

J'ai tenu à inscrire à la fin de cette partie sur Maitreya une réflexion sur  l'Homme vert. Même s'il n'a a priori pas directement à voir avec le bouddha du Futur, l'Homme vert est un personnage énigmatique et inclassable… et par définition il a été difficile pour moi de le classer en un chapitre précis. Le voilà donc ici, faisant le lien entre les terres, les montagnes, les océans et les cultures, un peu comme Maitreya, finalement.

Pindare semble par les paroles placées en exergue situer l'Hyperborée dans une dimension autre, accessible par la conscience, qui rappelle les mondes cachés de l'Agartha ou de Shambhala. Dans la continuité de notre tentative de décryptage de Maitreya, nous allons donc revenir ici sur l'Hyperborée, à travers l’Homme vert, appelé Al Khidr (prononcer le kh comme la jota espagnole), figure mystérieuse de l’Islam. Le terme « Homme vert » m’avait toujours interpellé, comme le fait qu’on le rencontre aussi bien dans la mythologie celtique que dans le Soufisme. J’avais envie d’en savoir plus, et je ne devais pas être déçu.

L'Île verte du Khidr au centre de la Mer blanche

L’Homme vert est un sage symbolisant la vie, au comportement paradoxal, qu’aurait rencontré Moïse au cours d'un de ses voyages. Selon un hadith du savant ouzbèk Al Boukhari ayant vécu au IXème siècle après J-C, et base du Sahih al Bukhari, le plus fidèle recueil des paroles de Mahomet selon les Sunnites et d'autres traditions musulmanes, il serait un descendant de Noé, un des 124 000 prophètes - encore ce chiffre de totalité lié au 24 – et l'un des quatre prophètes éternels de l’Islam... Bouddha pour les uns, Élie pour les autres, on  retrouve l'Homme vert dans Zadig ou la destinée de Voltaire, sous la forme d'un sage au comportement incompréhensible pour Zadig.

Dans le Chiisme duodécimain, le douzième imam, caché et messianique, est associé au vert. Il attend son heure, retiré sur l’Île verte, au centre de la mer blanche. On pourrait penser à Shambhala, demeure des maîtres, île et peut-être oasis verdoyante du désert clair de Gobi, ou à une éventuelle terre à la surface ou à l’intérieur du Pôle nord, comme la décrivit le journal posthume controversé de l’amiral Byrd. En des temps plus chauds de notre Planète, comme les XIIème et XIIIème siècles, le Groenland, mot à mot « Verte Terre », a peut-être aussi inspiré de telles légendes, comme l’Irlande, Île verte au milieu de l'écume blanche, qui était à l’époque de Mahomet (VIIème siècle après J-C) le lieu le plus spirituellement éclairé et le plus lointain du Christianisme. Ou encore l'Angleterre et ses falaises de craie.

L’Homme vert a bu à l’eau de la Source de vie éternelle, une métaphore qui rentre bien dans les légendes celtiques et les mythes du Graal.

En Inde et au Pakistan, il est une divinité commune aux Hindous et aux Musulmans, ce qui est remarquable, protectrice des pêcheurs et des marins, et il est représenté sur le dos du poisson ressuscité du Coran, menant à la source de vie. Une image très hindoue ou christique, apollinienne ou celtique, si l'on pense à l'avatar Matsya qui sauva le prophète Manu, au Christ-Ichtios des premiers Chrétiens, au dauphin d'Apollon ou au saumon de Finn nageant dans la source. Mais on peut aussi évoquer Enki-Ea- Oannès, le dieu bienveillant et civilisateur des Mésopotamiens, pour rester dans l'aire moyen-orientale. Douzième imam, comme il y a douze signes, dont les Poissons sont le dernier, l'Homme vert apparaît neptunien et bienfaisant.

Les Persans Farid Ud Din Attar et Sohravardi, parlèrent à leur tour au Moyen-âge de l’Homme vert, Sohravardi précisant qu’il atteignit le sommet de la montagne du Qaf et la source de vie en chaussant les sandales du mystérieux personnage comme le lui conseilla l’ange de son Récit de l’archange empourpré, dont le titre évoque le Phénix. Ibn Arabi aurait aussi revêtu le manteau du Khidr, comme son maître Ali Ibn Jami.

La sourate de la  Caverne et l'explication d'Éva de Vitray-Meyerovitch

 

 L’histoire de Khidr peut nous confirmer le lien à Neptune avec la résurrection du poisson. Dans la sourate 18, La Caverne, après l’histoire des Sept Dormants d’Éphèse, il y a donc le récit de Moïse qui part au confluent des deux mers, l’atteint et retourne chercher un poisson séché oublié avec son compagnon. Le poisson est retourné à la mer, mais Moïse rencontre un homme, « un de Nos serviteurs, à qui nous avions enseigné une science émanant de Nous », dit la sourate. Ne pourrait-il pas être un ange ou Oannès se métamorphosant en poisson ? Cet homme fait une brèche dans le bateau de Moïse et de son compagnon, tue un jeune homme et redresse un mur, ce que le prophète biblique ne comprend pas, si bien qu’il pose trois questions et que Khidr le quitte comme il l’avait prévenu, après s’être expliqué sur le mal nécessaire qu’il avait commis pour un plus grand bien.

Voilà trois fois que nous rencontrons la sourate La Caverne dans notre recherche. Et justement, Éva de Vitray-Meyerovitch écrit, après avoir parlé des Sept Dormants d’Éphèse :

« L’étymologie, Khidr (le Vert) évoque la vie, la lumière, la renaissance. On raconte qu’il habite dans une île, ou sur une natte verte au cœur de la mer. Là où il se tient debout, la terre deviendra verte. Il est donc en rela­tion avec l’océan. Sur les côtes de Syrie, il est invoqué dans les tempêtes. Il est le patron des marins en Turquie, identifié en Inde au fleuve Indus, appelé Rajah Kidar, et représenté comme un vieillard habillé de vert. Il est ensuite question d’Alexandre tentant de découvrir la Source de l’Eau de la Vie qui confère l’immortalité. Plusieurs archétypes apparaissent ainsi : le sommeil [des sept dormants] - la rencontre et l’initiation - l’eau de la vie éternelle. Le sommeil, c’est, bien sûr, le sommeil de l’oubli (ghaflat), les hommes ordinaires se trouvent plongés dans un état de léthargie spirituelle, c’est donc à une « résurrection » que les âmes sont appelées. (…) Une lecture symbolique de cette Sourate nous fait retrouver, dès le début, le thème de la caverne qui typifie, aussi bien dans la psychologie des profondeurs que dans l’Histoire des religions, l’inconscient d’où quelque chose doit naître. Examiné sous cet éclairage, le récit coranique traduit un itinéraire spirituel : les âmes, une fois éveillées de leur inconscience, ne vont-elles pas s’interroger sur l’étrangeté des voies de Dieu, qui ne sont pas nos voies ? L’Eau de la vie, qui confère l’immortalité, se trouve « au pays de l’obscurité », c’est-à-dire, dans les ténèbres, au-delà de la raison claire. Car c’est d’un autre ordre de connaissance qu’il s’agit.

 Ces ténèbres ne sont-elles pas celles de la région de l’âme la plus secrète, où réside la Réalité ultime que les êtres endormis ignoraient posséder au tréfonds d’eux-mêmes ? Car, comme le dit une Parole du Prophète de l’Islam, «celui qui se connaît connaît son Seigneur ».

 On retrouve dans les explications d’Éva de Vitray-Meyerovitch le Graal sous la forme de l’Eau de la vie d’immortalité liée à la connaissance de soi et de Dieu, c'est-à-dire le parcours que Galaad accomplira. Le confluent des deux mers de Moïse pourrait être Gibraltar, avec son rocher, Byzance, ou bien d'autres lieux... mais il représente avant tout, intérieurement, le point de non-dualité où, en prière, en méditation ou en contemplation, on laisse confluer en soi les désirs et impulsions contraires pour les dissoudre et où tout se fond en nous. Le retour de Moïse à l’Océan, c’est le pèlerinage aux sources des Poissons où il lui faut retrouver l’enseignement christique en quelque sorte, comme si le prophète juif devait acquérir cette remise à jour de la révélation opérée par Jésus : c’est ainsi que le poisson desséché retourne à la mer.

 

Deux îles vertes, deux confluences et deux poissons entre Islam et Irlande

 

 Changeons de monde. Dans la tradition celtique, l’homme vert est évidemment un symbole de force et de vie, d’immortalité, à l’image des arbres, de la sève. Gauvain combat un chevalier vert dans le roman du XIVème siècle : il lui coupe la tête mais, coup de théâtre, celui-ci l’emporte avec lui et ils s’affrontent à nouveau un an plus tard. Un tour de passe-passe typique de l'Homme vert sous toutes les latitudes et longitudes. Le récit est également assez semblable à une aventure de Cucchulain. Le point commun entre l’Homme vert de l’Islam et celui des Celtes est en tous cas le côté énigmatique du personnage. Le vert le fait participer totalement de la Nature, et il peut représenter une étape à intégrer, une acceptation des limites de la raison face à la Vie jaillissante qui prend de cours ses repères et son assurance.

 J'ai évoqué Fin et le saumon irlandais mourant et renaissant qui nageait dans la Source - appelée Blavet en Armorique -, au confluent des deux rivières Boyne et Shannon. La ressemblance avec l'histoire de l'Homme vert où un poisson renaît au confluent de deux mers est frappante, d'autant plus qu'au VIIème siècle avant J-C, Islam et Christianisme celtique étaient en pleine expansion, allant à la rencontre l'un de l'autre, géographiquement du moins, vers l'Europe continentale.

 On trouve une représentation de l’Homme vert dans les statues de la fameuse chapelle de Rosslyn (XVIIème siècle) en Écosse, où Dan Brown place le Graal, dans la continuité de la lignée dite de la rose - Rose line -, ayant transmis le sang du Christ. Et j'ai retrouvé le personnage dans les ruelles de Portland, Oregon, sur des panneaux mythico-humoristiques, dans une des villes les plus géographiquement, technologiquement et écologiquement avancées de l’Occident, dans cet état du nord-ouest du pays dont le saumon et l'ours sont des emblèmes importants, comme en reproduction de la Saint-Michael line européenne.

 

Le Khidr, « roi de l'Hyperborea » et Apollon

 

 En rassemblant les éléments des différentes cultures sur l’Homme vert, on s’approche de l’Hyperborée ou de Shambhala, et on touche directement à cette eau de l’immortalité que contient dans l’imaginaire collectif le Graal. Le vert est la couleur de l’émeraude, et le Christ a bien dit à la Samaritaine à côté de son puits, mais en parlant de  l’eau qu’il lui donnerait :


 « (…) Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; mais celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; au contraire, l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau jaillissant en vie éternelle. La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n'aie plus soif, et que je n'aie plus à venir puiser ici. » Jean 4, 13-15, TOB

 

  On peut penser ici à la cessation de la soif d’exister qu’apportait le Dharma du Bouddha, et à Joseph d’Arimathie jetant le Graal dans le puits de Glastonbury, ville de la source rouge et de la source blanche : deux sources, la fin d'un parcours et l’immortalité. Mais le vert du Khidr, c’est bien sûr la couleur de l’Islam et du Paradis céleste, hérité du Paradesh  des Perses, pour cette religion des déserts. Un Paradesh « Au-delà des Terres » étymologiquement, dont l'Hyperborée était l'équivalent occidental.

 Allons-nous donc encore retrouver Apollon l'Hyperboréen, alors que nous revenons vers l'Irlande ? Un de ses noms celtes les plus célèbres est Grannus, dont on ignore précisément l’étymologie, mais qui correspond à sa fonction de protecteur des sources curatives, comme à Aix la Chapelle, Aquae Granni : « les eaux de Grannus. » Grannus n’est pas loin de green : vert, un mot d’origine germaine, granni en vieux saxon, qui correspond bien aux zones où Grannus était adoré : nord-est de la Gaule, Belgique, Germanie.

 Apollon-Grannus pourrait-il être cet Homme vert ? Beaucoup de lieux auxquels il est associé correspondent à la légende de Khidr et dans la même sourate de la Caverne, Éphèse, la ville d'Artémis sa sœur, est évoquée, ainsi qu'Alexandre le Grand (Dhul Qarnain), qui se considérait fils de Zeus comme Apollon et dont le physique évoque fortement le dieu grec. Parmi les caractéristiques du Khidr évoquant Apollon l'Hyperboréen, nous avons : l'Île verte entourée par la mer blanche (Angleterre, Irlande ou Groenland si on associe l'Hyperborée au Pôle), le promontoire rocheux de Gibraltar au confluent des deux mers, la protection de la mer, qu’il assurait au Mont Saint-Michel. Ce serait surprenant pour la plupart des exégètes de le trouver dans le Coran, mais c’était un dieu tout aussi inclassable que l'Homme vert, dont la figure s'est beaucoup simplifiée. Je pus découvrir un article d’Amélie Neuve-Église, dans la Revue de Téhéran, où on apprend qu’on l’appelait aussi « le roi de l’Hyperborea » et qu’il était rapportable au Vieux sage vert, Pir es Sabz, du Zoroastrisme. Dans la même étude, Amélie Neuve-Église le décrit comme « à la beauté inaltérable », une qualité d'Apollon, et à l’éternité acquise par la source de l’immortalité. Mais elle écrit aussi :

 « Cependant, dans Mantiq al-Tayr (Le Langage des oiseaux), ’Attâr nous montre que paradoxalement, le personnage de Khidr - appelé ici Khezr - se trouve être à l’opposé de ce que le soufi désire : à l’issue d’un dialogue entre Khezr et un mystique, ce dernier conclut : « Toi et moi sommes incompatibles, car tu as bu l’Eau de l’immortalité qui te fera exister éternellement, alors que moi, je ne souhaite qu’abandonner ma vie [pour rejoindre Dieu] »

 Cette opposition entre prolongement éternel de la vie et anéantissement en Allah - fana’- est classique, mais pas forcément pertinente. Jésus a dit lui-même : « Qui veut sauver sa vie la perdra, qui la perd la gagnera. » Mais il a aussi promis la Résurrection et la vie éternelle, à son image. Tout dépend si l'immortalité de l’Homme vert est atteinte par le biais de techniques, sans fondre l’Âme humaine dans l’Âme divine, ou si elle est le fruit de cette Union à la Source.

L’Homme vert, le bouddha Amogasiddhi et Maitreya

On a vu largement au cours des trois tomes de notre recherche le lien entre Apollon, Arthur et Avalokiteshvara. Il se confirme à l’occasion de l’Homme vert, que la tradition identifie parfois avec Bouddha. J’ajouterai qu’il pourrait être Amogasiddhi, le Bouddha vert, « celui qui réalise son but sans se troubler ». Il est associé au nord, au vent, à l’été. Sa parèdre est logiquement la Tara verte, celle de la compassion et de la guérison, ce qui le rapproche d’Avalokiteshvara, dont elle est la sœur en quelque sorte, née d’une de ses larmes. Amogasiddhi fait partie de la famille du karma, de l’action, et « il est un des cinq bouddhas transcendantaux auxquels sont soumis le bouddha terrestre Maitreya et le bodhisattva  transcendantal Vishvapani. Amogasiddhi est généralement représenté avec les mains en forme de Mûdra de l’absence de crainte ; son emblème est le double vajra (…) » explique le Dictionnaire de la sagesse orientale. Parfois, il tient l’épée Khadga.

Constatons qu'on parle dans l’Islam des quatre ou cinq prophètes - Adam, Noé, Moïse, Jésus, Mahomet -  avec en plus l’Homme vert, peut-être au titre de descendant de Noé, comme on a dans le Bouddhisme les cinq bouddhas transcendantaux.

Amogasiddhi est également associé au son du tambour, et monté sur le buffle ou sur Garuda, l’oiseau d’Indra, aigle ou vautour, grand dévorateur de serpents, comme le Phénix. On peut donc l’inscrire dans l’axe Taureau-Aigle/Scorpion et dans le processus de sublimation d’Apollon/Saint-Michel. En effet, en plus des ailes de l’aigle et de l’épée flamboyante, il dissipe la peur, dépasse l’envie, appelle à la méditation sereine et se trouve être adoubé de serpents dans les stupas népalais.

Enfin, et c’est très important, son corps de manifestation - Nirmanakaya - est celui de Maitreya lui-même, le bouddha à venir…

 La boucle est bouclée : on comprend dès lors pourquoi, dans le Chiisme duodécimain, branche très ésotérique de l’Islam, et ayant hérité de nombreuses choses du Zoroastrisme, l’Homme vert attend dans une île, caché, sa manifestation : l’Homme vert pourrait très bien être le Mahdi lui-même ou Kalki renaissant dans le village de Shambhala (Shambhalla, bien sûr, l'île du désert de Gobi), et dont la bien-aimée est dans l’île du Lion.

El Khîdr et Elie

Il reste à voir le lien entre l’Homme vert et Élie, prophète immortel aussi bien pour l’Islam, où il est le redresseur de la religion, que pour le Judaïsme où il serait l’initiateur  direct des maîtres kabbalistes Rabbi Shiméon bar Yochai, fondateur de la Kabbale ou Rabbi Isaac Luria Ashkenazi, selon leurs propres dires. Rappelons-nous que le Christ aurait dit qu’Élie était revenu par Jean-Baptiste, et le prophète apparaît avec Moïse à Jésus et ses disciples sur le mont Thabor pour la Transfiguration. Au passage, soulignons que Tabour signifie hauteur, mais aussi nombril, comme l’omphalos de Delphes, ce qui rapproche encore Élie d'Apollon. Je redonne la parole à Amélie Neuve-Église :

« Enfin, le Second livre des Rois évoque le motif du « manteau d’Élie » qui n’est pas sans résonance avec l’investiture du manteau de Khezr évoquée précédemment : avant qu’Élie ne monte aux cieux sur un char de feu, Élisée le supplie de lui laisser « une double portion de son esprit ». Il prend alors le manteau qu’Élie a laissé à terre et est alors investi de l’esprit du prophète. »

 Élie est abondamment cité dans les écrits des pères de la tradition chrétienne, dont saint Clément, saint Irénée, ou encore saint Jean-Chrysostome. Il est également considéré comme le fondateur de l’Ordre religieux des Carmes, auxquels appartenaient notamment saint Jean-de-la-Croix et Sainte Thérèse d’Avila. Enfin, le sacrifice ultime d’Élie au Mont Carmel est le symbole, pour de nombreux auteurs spirituels chrétiens des IVème et Vème siècles, de la venue de l’Esprit du pèlerin engagé dans la voie de l’ascèse spirituelle et de la foi.

Prophète et ange personnel, « maître de tous les sans-maîtres » et symbole d’une spiritualité dégagée des carcans littéralistes et sociaux, Khezr est l’initiateur par excellence permettant d’accéder au véritable « esprit » des révélations divines. Il n’en demeure pas moins un personnage peu connu, très complexe, que même les plus grands commentateurs et mystiques n’ont su cerner dans sa totalité. Dans la tradition mystique musulmane, Khezr n’en demeure pas moins une figure spirituelle vivante, susceptible de guider chaque croyant l’invoquant de manière sincère. Selon ’Alî Wafâ (XVIe siècle), Khezr serait pour chaque pèlerin ce que fut l’ange Gabriel pour les prophètes : l’Esprit de sa vocation et de sa foi, se révélant à lui selon ses propres dispositions et aspirations, et dont l’esprit est présent au sein des trois grands monothéismes et incarne le même appel fondamental : "Jusqu’à quand clocherez-vous des deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, allez après lui…

 

Récapitulons les informations éparses sur Élie : un prophète immortel montant au Ciel sur des chariots de feu, revenant sous la forme de Jean-Baptiste annoncer un nouveau prophète, Jésus, et lui apparaissant à travers une nuée sur le Mont Thabor. Le Christ dit de Jean-Baptiste, donc d’Élie, qu’il n’y avait pas de plus grand homme sur Terre, mais qu’il est le plus petit dans le Royaume des Cieux, ce qui renvoie encore au Ciel et à l’hypothèse extraterrestre, après les chariots de feu. Ne négligeons pas non plus une hypothèse au premier abord délirante : que la verdeur de cet homme soit d’ailleurs celle d’un extra, ou intra-terrestre d’un être amphibie vivant dans les eaux, comme au confluent des océans où il est assis, à la manière d’Éa-Oannès, le dieu civilisateur mésopotamien.

Le fait qu’Élie soit associé à l’Homme vert n’est pas si étonnant car Jean-Baptiste était aussi porteur de l’eau de vie du baptême, et vivait de façon sauvage et incompréhensible pour les hommes. Et comme le Mahdi qui devra venir à la fin des temps, Jean-Baptiste annonçait Jésus.

Chercher à appréhender l’Homme vert à travers la tradition musulmane et ses sources pré-musulmanes nous a amenés à parler d’Apollon, de l’Hyperborée, d’Amogasiddhi, de Maitreya, de Moïse, d’Élie, de Jean-Baptiste et du retour du Christ. Et s’il y a quelque chose qui relie ces grands êtres, c’est une nouvelle Loi, la vérité, l’eau, l’immortalité. La verdeur éternelle est espérance et la figure d’El Khidr ou El Khezr est revigorante, comme sa façon d’échapper à la compréhension. Il y a pour moi une sorte d'humour en lui qui fait penser aux bonnes histoires sans queue ni tête des soirs d’ivresse irlandais où le rire triomphe et régénère.

Partager cet article

Repost0
11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 07:08
Bonjour à tous,
 

cet été, la Vina accueille les photographies de Phil Deloole. Ce Belge d'origine, diplômé des Beaux-Arts de Grenoble, nous guide dans ses traversées de la France comme sur d'autant serpentantes et multiples Nationales 7, en ce début de vacances et cette période 14 juillet-15 août, liberté, égalité, fraternité... féminité. "Hérode Movie: l'Hexagone de l’Ange et la Diagonale du Fou" est une suite d'instantanés suivant une ligne alliant le sud-est au nord-ouest, avec quelques détours, présentant des images  apparemment anodines d’une France qu’on pourrait dire profonde, dans les deux sens du terme, entre réalisme magique, humour, poésie, beauté, tendresse. L’axe choisi retrace une partie de la vie du photographe ayant habité le Dauphiné et la Bretagne et moult(es) fois arpenté les routes de l’hexagone par sa longue diagonale. Elle-même suit un méridien sacré appelé Apollon/Saint-Michel reliant, de Terre Sainte en Terre Celte et de la Méditerranée, ou des Alpes, à l’Océan une série de lieux dédiés anciennement au dieu de la lumière et  fils de Zeus, adoré par les Grecs et les Celtes, et aujourd’hui à l’archange de la Lumière chrétien. Le scenario agonistique de l'ange et des forces chtoniennes du dragon à travers l’hexagone, la quête de la lumière du photographe, dont les clichés témoignent souvent des aubes et crépuscule vécues au volant de ses véhicules, la confrontation aux ombres et aux lumières... tout cela tisse la toile de fond de cette sélection de moments à la fois légers et riches de significations.

"Hérode Movie: l'Hexagone de l’Ange et la Diagonale du Fou"

photographies de Phil Deloole,

du 9 juillet au 14 septembre

éventuellement sur RV en août, fermeture probable de la Vina

(rens: 06 64 74 78 04 - 06 46 68 48 79)

vernissage dimanche 14 juillet à 16h30 - concert ensuite à 17h et

pot de rattrapage à 18h45 environ, selon durée du concert

Tournai, Aire d'autoroute A8, dr Phil Deloole

 

      Plancoët à la nuit tombée, dr Phil Deloole

 

Perspective animale vers Lons, dr Phil Deloole

 

Pour fêter le 14 juillet, j'ai proposé à Somar al Nasser (Syrie, oud, bouzouki) et Amine Mekki Berrada (Maroc, guitare flamenca, oud), musiciens ayant choisi la France, de venir nous faire apprécier leur musique, d'abord en extérieur à partir de 17h (au chapeau), puis en intérieur à partir de 17h30-45 (au chapeau à partir de 5 euros), qualité sonore oblige pour ces deux virtuoses et amis de la Vina. Prévenez vos amis et profitez-en pour venir goûter quelques notes ou tout un concert!

 

 
 
Galerie-café La Vina
Photographies d'art, concerts, conférences, livres
Finance éthique, Tourisme solidaire
Agriculture biologique, commerce équitable
ouvert du mardi au samedi, 10/13h et 14h30/19h
12 place Notre-Dame, Grenoble -  06 46 68 48 79
 

Partager cet article

Repost0
2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 06:03

 

Traversées/Tara-Sara

Sur les traces des premiers Chrétiens,

et des autres, à la rencontre du Monde

François-Marie Périer

Eglise Saint-Césaire, la Roquette, Arles

à partir de 21h jusqu'à minuit

21h /22h/23h

 

Nous vivons une ère de révélations et de révolutions, de subversions et de submersions par les montées des eaux et les traversées des hommes, par les mers et les terres, rendues folles et souffrantes par notre volonté de sacrifier le monde à nos désirs, au nom d’un nouvel ordre et du chaos, alors que nous sacrifions autrefois nos désirs à un ordre cosmique nous préservant des régressions chaotiques.

Traversées raconte les voyages des premiers Chrétiens et de ceux qui les suivirent à la rencontre d’autre peuples auxquels leur foi se mélangea, comme en témoignent les souvenirs et les légendes dont sont encore riches les traditions religieuses et folkloriques de plusieurs continents.

En quelques décennies, au Ier siècle de notre ère, depuis le Proche-Orient, les premiers Chrétiens répandirent pacifiquement leur foi et leur espérance dans un espace allant du monde indien aux terres celtiques: route de la Soie, route des épices, route de l'étain, Empire romain, royaumes orientaux indo-grecs de l'ancien Empire d'Alexandre, Extrême-sud de la péninsule indienne, Provence... Hommes, arts, lieux de cultes et de pèlerinages, sites sacrés ou archéologiques, légendes et paysages portent encore aujourd'hui les traces de leurs voyages, mêlées à celles des siècles et des peuples, au milieu d'une Histoire qui continue de s'écrire dans la beauté ou le drame.

In a few decades, during the 1st century CE, from the Middle-East, the Early Christians spread peacefully their faith and their hope in a space extending from the Indian world to the Celtic lands: Silk Road, Spice Route, Tin route, Roman Empire, oriental indo-greek kingdoms, remnants of Alexander's Empire, deep south of the Indian peninsula, Provence... People, arts, places of cults and pilgrimages, holy or archeological sites, legends and landscapes still witness today the traces of their trips, mixed with the still going on History of men, through beauty and drama.
 
Photographe et écrivain, François-Marie Périer, né à Marseille en 1969, a grandi à Arles et parcourt le monde depuis trente ans comme voyageur indépendant ou guide, à la rencontre des civilisations et des spiritualités et construire des ponts entre les rivages. Ses images, articles et reportages ont été exposés et publiés dans la presse française, italienne et anglaise. Il est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages entre portfolios, carnets de voyages et essais sur l'histoire des mythes et religions et a créé la galerie-café- cultures du monde La Vina à Grenoble où il vit.
www.lavinagaleriecafé.fr
 
François-Marie Périer was born in Marseille in 1969. He grew up in Arles and has been travelling the world for 30 years as an independent traveller and a guide, a photographer and writer to meet civilizations and spiritualities and build bridges between shores. His pictures, articles and reports have been published in France, Italy and England. He is the author of a dozen books (portfolios, travel books, essays on the history of myths and religions) and has founded the gallery and coffee-shop La Vina in Grenoble where he lives.

 

Extracts from The Narrow Door and the Great Vehicle, from the early Christians to the Bodhisattvas, (to be published) François-Marie Périer

 

The goddesses who cross the waters, the saviors and the white horses

 A fish related goddess, who crosses the waters on a boat and perpetuates a sacred lineage is a recurrence that goes from Egypt (Isis who reconstitutes Osiris on a boat in the Nile delta, apart from the sex swallowed by a fish, resurrects him and mates with him to conceive Horus) to India (Satyavatî, grown up into a fish, joins the Brahmin who crossed the river, and conceives Vyâsa), passing through Christianity (the three Maries on the boat with the very first Christians whose symbol was a fish : Joseph of Arimathea, Mary Magdalene, Martha, Mary of Clopas and Mary Salomé, Lazarus and others, bearers of the Grail, of the Good News in Provence and Europe and, according to recent authors who therefore consciously or unconsciously resume ancient traditions, of a Christic bloodline.

 Such tradition also appeared in Mahâyâna Buddhism at the beginning of the Christian era. Târâ makes the vow: « Lord, I will guide beings to cross the ocean of their fears. » And we have a Târasâra Upanishad in Hinduism. In the title of this upanishad we could recognize two goddesses, Târâ and Sarasvatî, but in reality the meaning is The crossing of the waters (târâ is to cross, as we saw, and sâra is the flow). In the upanishad, the wise Brihaspati, tutor of the gods, questions Yajñâvalkya, the Great Ṛṣi, on the way to Liberation, and Yajñâvalkya teaches him the unity of all things and reveals the secrets of the sound AUM that contains Brahma, Vishnù, Shiva and is the mean to cross the waters of Samsâra. Sage with two wives, one of whom is called Maitreyî, Yajñâvalkya, I alluded to this important fact, is the future Kalki avatar. He was initiated directly from Surya, the Sun, who had taken the form of a white horse, which multiplies the similarities with the crossing of the waters of the three Maries, just evoked, on a boat with the black goddess Sara, towards the Camargue, country of the white horses since time immemorial.

 Another upanishad alludes to the white horse: the Shvetâshvatara Upanishad, i.e. Upanishad of He who is carried by a white horse or Upanishad of Shvetâshvatara, an ancient sage mentioned for the first time in the Maitreyânîya Upanishad or Maitri Upanishad, so called for the sage Maitreya, Maitri or Maitra, and dated from the beginning of the first millennium B.C. Thus, following the crossing of the waters of a salvific and wise goddess, we encounter the white horse, a Christic, Hindu and Mithraist symbol of the end of times, but also Mahâyâna, Maitreya and related names, and we are witnessing here a clear conjunction of the main faiths of the beginning of the Christian era, with names and symbols related to their eschatology. But not only: the Shvetâshvatara Upanishad is the first in which was found the word Bhakti (etymologically to share, to belong to), which designates the devotion that allows one to cross the ocean of Kali Yuga.

 Further East, in the Middle Empire, China, tradition has it that the Chinese temple of the White Horse, located in Luoyang, in the province of Henan, was built where, in 67 of our era, the white horse carrying the first sûtras stopped... And it came from Afghanistan, that is, from Gandhâra…

Crossings of waters, white horses, gods or saving Buddhas and saving goddesses or saints, Suns... As we can see, the respectable traditions established thousands of years ago did not wait for the New Age disciples to associate in their dogmas archetypes and saviors of different cultures.

 

Les déesses qui traversent les eaux, les sauveurs et les chevaux blancs

 Une déesse apparentée à un poisson, qui traverse les eaux sur un bateau et perpétue une lignée sacrée est une récurrence qui part d'Egypte (Isis qui reconstitue Osiris sur un bateau dans le delta du Nil, en dehors du sexe avalé par un poisson, le ressuscite et s'accouple avec lui pour concevoir Horus) en Inde (Satyavatî, devenue poisson, rejoint le brahmane qui a traversé le fleuve, et conçoit Vyâsa), en passant par le christianisme (les trois Marie sur le bateau avec les tout premiers chrétiens dont le symbole était un poisson : Joseph d'Arimathie, Marie Madeleine, Marthe, Marie de Clopas et Marie Salomé, Lazare et d'autres, porteurs du Graal, de la Bonne Nouvelle en Provence et en Europe et, selon des auteurs récents qui reprennent donc consciemment ou inconsciemment des traditions anciennes, d'un sang christique.

 Une telle tradition est également apparue dans le Bouddhisme Mahâyâna au début de l'ère chrétienne. Târâ fait le vœu : " Seigneur, je guiderai les êtres à traverser l'océan de leurs peurs. "Et nous avons une Târasâra Upanishad dans hindouisme. Dans la Târâ-Sara upanishad on pourrait reconnaître deux déesses, Târâ et Sarasvatî, mais en réalité le sens du titre est est La traversée des eaux (târâ est traverser, comme nous l'avons vu, et sâra est le flux). Dans l'upanishad, le sage Brihaspati, tuteur des dieux, questionne Yajñâvalkya, le Grand Ṛṣi, (sage) sur le chemin de la Libération, et Yajñâvalkya lui apprend l'unité de toutes choses et lui révèle les secrets du son AUM qui contient Brahma, Vishnù, Shiva et est le moyen pour traverser les eaux du Samsâra. Sage aux deux femmes, dont l'une s'appelle Maitreyî, Yajñâvalkya, est le futur avatar Kalki. Il a été initié directement de Surya, le Soleil, qui avait pris la forme d'un cheval blanc, ce qui multiplie les similitudes avec la traversée des eaux des trois Maries, tout juste évoquées, sur un bateau avec la déesse noire Sara, vers la Camargue, pays des chevaux blancs depuis toujours.

 Une autre upanishad fait allusion au cheval blanc : le Shvetâshvatara Upanishad, c'est-à-dire l'Upanishad de Celui qui est porté par un cheval blanc ou Upanishad de Shvetâshvatara, un ancien sage mentionné pour la première fois dans la Maitreyânîya Upanishad ou Maitri Upanishad, appelé ainsi en raison du sage Maitreya, Maitri ou Maitra et datant du début du premier millénaire avant J.C. Ainsi, après la traversée des eaux d'une déesse salvifique et sage dans la Târâsâra Upanishad, , nous rencontrons le cheval blanc, symbole christique, hindou et mithriaque de la fin des temps, mais aussi le Mahâyâna, Maitreya et leurs noms, et nous assistons ici à une conjonction claire des principales religions du début de l'ère chrétienne, avec leurs noms et symboles en rapport avec leur eschatologie. Mais pas seulement : la Shvetâshvatara Upanishad est le premier texte en lequel a été trouvé le mot Bhakti (étymologiquement partager, appartenir), qui désigne la dévotion permettant de traverser l'océan de Kali Yuga.

 Plus à l'Est, dans l'Empire du Milieu, la Chine, la tradition veut que le temple du Cheval Blanc, situé à Luoyang, dans la province du Henan, ait été construit là où, en 67 de notre ère, le cheval blanc portant les premiers sûtras s'arrêta.... Et ce cheval venait d'Afghanistan, c'est-à-dire du Gandhâra.... cette région indo-grecque où apparut le Bouddhisme Mahâyâna en même temps que le Christianisme à l'autre bout de la Route de la Soie, et si proche de ses enseignements.

Traversées des eaux, chevaux blancs, dieux ou bouddhas salvateurs et déesses ou saintes salvatrices, Soleils... Comme nous pouvons le voir, les traditions respectables établies il y a des milliers d'années n'ont pas attendu que les disciples du New-Age associent dans leurs dogmes des archétypes et des sauveurs de cultures différentes.

 
 

PAUL, ÉVÊQUE,
SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU,
AVEC LES PÈRES DU SAINT CONCILE,
POUR QUE LE SOUVENIR S'EN MAINTIENNE À JAMAIS.

DÉCLARATION SUR LES RELATIONS DE L'ÉGLISE
AVEC LES RELIGIONS NON CHRÉTIENNES

NOSTRA AETATE

Préambule

À notre époque où le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et où les relations entre les divers peuples se multiplient, l’Église examine plus attentivement quelles sont ses relations avec les religions non chrétiennes. Dans sa tâche de promouvoir l’unité et la charité entre les hommes, et aussi entre les peuples, elle examine ici d’abord ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée.

Tous les peuples forment, en effet, une seule communauté ; ils ont une seule origine, puisque Dieu a fait habiter tout le genre humain sur toute la face de la terre ; ils ont aussi une seule fin dernière, Dieu, dont la providence, les témoignages de bonté et les desseins de salut s’étendent à tous, jusqu’à ce que les élus soient réunis dans la Cité sainte, que la gloire de Dieu illuminera et où tous les peuples marcheront à sa lumière.

Les hommes attendent des diverses religions la réponse aux énigmes cachées de la condition humaine, qui, hier comme aujourd’hui, agitent profondément le cœur humain : Qu’est-ce que l’homme? Quel est le sens et le but de la vie? Qu’est-ce que le bien et qu’est-ce que le péché? Quels sont l’origine et le but de la souffrance? Quelle est la voie pour parvenir au vrai bonheur? Qu’est-ce que la mort, le jugement et la rétribution après la mort ? Qu’est-ce enfin que le mystère dernier et ineffable qui embrasse notre existence, d’où nous tirons notre origine et vers lequel nous tendons ?

 Les diverses religions non chrétiennes

Depuis les temps les plus reculés jusqu’à aujourd’hui, on trouve dans les différents peuples une certaine perception de cette force cachée qui est présente au cours des choses et aux événements de la vie humaine, parfois même une reconnaissance de la Divinité suprême, ou même d’un Père. Cette perception et cette reconnaissance pénètrent leur vie d’un profond sens religieux. Quant aux religions liées au progrès de la culture, elles s’efforcent de répondre aux mêmes questions par des notions plus affinées et par un langage plus élaboré. Ainsi, dans l’hindouisme, les hommes scrutent le mystère divin et l’expriment par la fécondité inépuisable des mythes et par les efforts pénétrants de la philosophie ; ils cherchent la libération des angoisses de notre condition, soit par les formes de la vie ascétique, soit par la méditation profonde, soit par le refuge en Dieu avec amour et confiance. Dans le bouddhisme, selon ses formes variées, l’insuffisance radicale de ce monde changeant est reconnue et on enseigne une voie par laquelle les hommes, avec un cœur dévot et confiant, pourront acquérir l’état de libération parfaite, soit atteindre l’illumination suprême par leurs propres efforts ou par un secours venu d’en haut. De même aussi, les autres religions qu’on trouve de par le monde s’efforcent d’aller, de façons diverses, au-devant de l’inquiétude du cœur humain en proposant des voies, c’est-à-dire des doctrines, des règles de vie et des rites sacrés.

L’Église catholique ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans ces religions. Elle considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Toutefois, elle annonce, et elle est tenue d’annoncer sans cesse, le Christ qui est « la voie, la vérité et la vie » (Jn 14, 6), dans lequel les hommes doivent trouver la plénitude de la vie religieuse et dans lequel Dieu s’est réconcilié toutes choses. Elle exhorte donc ses fils pour que, avec prudence et charité, par le dialogue et par la collaboration avec les adeptes d’autres religions, et tout en témoignant de la foi et de la vie chrétiennes, ils reconnaissent, préservent et fassent progresser les valeurs spirituelles, morales et socio-culturelles qui se trouvent en eux. (...)

DECLARATION ON
THE RELATION OF THE CHURCH TO NON-CHRISTIAN RELIGIONS
NOSTRA AETATE
PROCLAIMED BY HIS HOLINESS
POPE PAUL VI
ON OCTOBER 28, 1965

 

1. In our time, when day by day mankind is being drawn closer together, and the ties between different peoples are becoming stronger, the Church examines more closely her relationship to non-Christian religions. In her task of promoting unity and love among men, indeed among nations, she considers above all in this declaration what men have in common and what draws them to fellowship.

One is the community of all peoples, one their origin, for God made the whole human race to live over the face of the earth.(1) One also is their final goal, God. His providence, His manifestations of goodness, His saving design extend to all men,(2) until that time when the elect will be united in the Holy City, the city ablaze with the glory of God, where the nations will walk in His light.(3)

Men expect from the various religions answers to the unsolved riddles of the human condition, which today, even as in former times, deeply stir the hearts of men: What is man? What is the meaning, the aim of our life? What is moral good, what is sin? Whence suffering and what purpose does it serve? Which is the road to true happiness? What are death, judgment and retribution after death? What, finally, is that ultimate inexpressible mystery which encompasses our existence: whence do we come, and where are we going?

Partager cet article

Repost0
2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 05:58

 

 

Same Shores

Les Rivages du Sama’

du Ier au 7 juillet 2019

vernissage le mercredi 3 à 18h30

Les instantanés vont de l’Océan Indien (Calcutta), au Pacifique (l’Orégon), en suivant la lumière, dont la photographie est l’écriture. Elle est aussi l’art du contraste et de l’harmonie, révélant les dualités et l’Unité à l’œuvre autour de nous, en miroir de nous-mêmes. Chacune des douze images sélectionnées par le photographe, sur une vingtaine d’années, comme simple voyageur, guide ou reporter, est un moment de rencontre des mondes. Le bouddha de la Compassion regardant vers la Terre en bas, l’aube sur l’océan puis sur le Gange, la danse du Rajasthan ou la matière redevient lumière et corps céleste, le Soufi de Delhi entre atomes et étoiles, la colonnade d’Apamée en Syrie, une ancienne cité de la route de la Soie reliant Orient et Occident, la Palestinienne de Bethléem pendant l’enterrement ritualisée d’un combattant, au cœur de la rencontre des trois religions du Livre, le meeting interreligieux de Milan et le regard des représentants tournés vers les signataires d’un appel à la Paix, le cloître d’Arles et sa statue entre deux dimensions, onde et particule, les arbres d’Avebury (Angleterre), reliant les trois mondes et soutenant le nôtre, la mère et ses filles mennonites d’Oregon dans leur dialogue silencieux entre humains et chevaux, la famille d’Udaipur (Inde), traversant les eaux premières et dernières en symbole de notre condition belle et fragile, de funambules entre deux rives.

Les Soufis de la Perse parlaient des Soleils  dont les atomes sont enceints et du des rivages du Sama’, le Concert cosmique au sein duquel nous sommes.

François-Marie Périer, né en 1969 à Marseille, photographe et écrivain, a été enseignant, guide de voyages dans le monde et reporter. Il vit aujourd’hui à Grenoble où il a fondé la galerie-café la Vina.

www.francoismarieperier.com

Né à Marseille en 1969, j'apprends la technique et la prise de vue d'abord noir et blanc, puis diapositive, avec le reporter de guerre Yvon Vernotte au tournant des années 2000. Après avoir démissionné de l'éducation nationale, tout en m’engageant dans le commerce équitable et l’éducation alternative,  je réalise des reportages pour quelques magazines et travaille comme guide en Inde, au Proche-Orient, en Europe et en Amérique centrale entre autre pour une agence de tourisme solidaire, écrivant, photographiant, et cherchant à capter le génie des lieux, des peuples, des arts. Depuis 2010, année où je passe au numérique, je me consacre à l'écriture, à la photographie et à l'animation de la galerie-café-cultures du monde la Vina que j’ai créée en 2014 à Grenoble où je vis depuis 1997. Ma démarche photographique est celle de la photographie de rue et de voyage, parfois de reportage, dans la fidélité à la lumière et au sujet guidant l'objectif qui sera, idéalement, et dans la mesure du possible, un 50mm ou un 35.

Partager cet article

Repost0
10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 09:32

Un débat tronqué : Mais où sont passés les Indo-européens ? de Jean-Paul Demoule, extrait de Une certaine histoire de l'Inde, François-Marie Périer (Brumerge-UICG, 2018)


 Jean-Paul Demoule, professeur de protohistoire européenne à l'université de Paris I (Panthéon-Sorbonne) et membre de l'Institut Universitaire de France, publia en 2014 un ouvrage intitulé Mais où sont passés les Indo-européens ? (Seuil). Le chercheur considère la quête de l'origine indo-européenne des peuples comme le mythos de l'Occident. Mythos signifie en grec légende, parole non rationnelle et pour lui ici synonyme de mensonge - opposée au logos, la parole-savoir raisonnable. Notons d'abord qu'opposer ainsi le mythe et la raison, à la suite de Platon, est trompeur : les mythes, rêves et symboles, l'art, parlent aussi des vérités profondes des êtres et des structures des peuples à leur insu (Freud et Jung l'ont démontré chacun à sa façon, parmi tant d'autres). Et si les mythes et légendes se transmettent et se perpétuent, c'est que les générations savent que ces récits contiennent des enseignements importants. Il y a énormément de choses qui nous habitent et nous animent sans la participation de notre raison, comme les fonctions biologiques, la douleur et la peur, capitales pour notre survie. Nous pourrions y ajouter l'intuition qui, faute d'être expliquée, sinon par des chercheurs indépendants comme Rupert Sheldrake et ses champs morphiques de conscience, est parfois reconnue par la recherche scientifique classique et y joue un rôle important.

 Jean-Paul Demoule explique que le mythe des origines indoeuropéennes a pour un certain Occident remplacé celui de la Bible. On peut d'ailleurs remarquer que la période de déplacement de cette recherche des origines (XVII-XIXème siècles) correspond au déplacement de l'axe de la puissance en Europe : le pouvoir de décision quitte progressivement Rome, l'Italie médiévale ou renaissante, l'Espagne, le Portugal, pour aller vers le nord avec une bonne partie de la vie intellectuelle, des arts, avec la Réforme protestante ou l'Anglicanisme, le Libéralisme économique, les colonies, les Lumières... Les peuples du Nord secouent le joug catholique-romain et biblique endossé avec Charlemagne et le Saint Empire romain-germanique et cherchent leurs propres origines, quitte à ce qu'elles soient éventuellement à nouveau mythiques. Et, avec l'idée d'un bassin originel des Indo-européens, ils n'aboutirent pas très loin de la Mésopotamie, dans le cas où ils ne disaient pas venir de l'Hyperborée. On créa au XIXème siècle la notion d'Ursprache, Ursvolk et Urheimat : langue originelle, peuple originel, berceau originel. On dressa des arbres généalogiques. Certains en déduisirent, prenant les empires coloniaux pour preuves à l'appui de leurs thèses, des hiérarchies raciales au sommet desquelles trônait l'homme blanc. Ainsi, contrairement à Schleicher, un des linguistes de la fin du XIXème siècle, son collègue et compatriote allemand Hecker était socialement darwinien et pangermaniste. On parla des langues - et on en parle encore en partie ainsi - comme d'organismes naturels qui naissent, se développent, se transforment, meurent, et peu à peu l'identification raciale avec elles s'opéra. On parlait à cette époque d'ailleurs, en Allemagne, de langues « indogermaniques. »


Les limites de l'archéologie et une question de logique


 Outre l'opposition entre mythos et logos, un autre point contestable de Jean-Paul Demoule est que l'archéologie - matérielle et scientifique par excellence - soit la seule à pouvoir trancher concernant l'ancienneté et les origines des peuples. Or, on l'a vu, et Roberto Calasso rappelle cela très bien dans Ka (Gallimard, 2000), les Ârya ne laissaient pas de traces : le bois de leurs autels disparut, l'oralité prévalait chez eux, et sans les Védas et le récit de leurs guerres, nulle trace physique ne nous serait parvenue de leurs invasions. Par ailleurs, l'archéologie est une discipline encore jeune en réévaluation constante de ses acquis et modèles. Jean-Paul Demoule dénombre mille cent racines communes à six grandes familles de langues indo-européennes, chiffres selon lui insuffisants pour suggérer une civilisation avec une « langue propre ». Mais c'est une façon bien facile et légère d'exclure le terme « langue » du débat, sachant que mille cent racines est un chiffre respectable  après des milliers d'années de dispersion des tribus. On pourrait aussi demander logiquement : « Comment se fait-il qu'il y ait des langues-sœurs mais qu'il n'y ait pas de mère ? » Ce n'est pas un simple jeu de mots : par quel hasard des peuples géographiquement proches se mirent-ils à parler une langue proche, sans origine commune ? Le climat ? La génétique ? L'inspiration soudaine ?


Des analogies hâtives et dépourvues de rigueur


 Jean-Paul Demoule oppose la grande ressemblance des langues romanes et leur faible éloignement géographique, deux mille ans après la conquête romaine, aux langues indo-européennes, beaucoup plus différentes et éparpillées. Il entend par là démontrer qu'on peut véritablement parler de langue-mère dans le cas du latin, dont les langues-filles sont facilement identifiables. Mais là encore, on s'étonne de la facilité et des limites de l'argument chez cet enseignant-chercheur : les espaces et les époques mises en comparaison n'ont rien de comparable. En effet, dans les deux millénaires qui séparent l'Empire Romain et le monde du XXIème siècle en Occident, il y eut une religion en grande partie centralisée par Rome, et le latin, le grec et la Bible pour ciments, des voies de communication, une civilisation de l'écrit sur des parchemins, des papyrus ou du marbre avec des historiens nombreux et des peuples à peu près sédentaires malgré les invasions barbares. Rien à voir avec le nomadisme, l'oralité, la pluralité religieuse, l'isolement plus grand et les voies de communication du Moyen-Orient, de l’Asie centrale, de l'Inde et de l'Europe des millénaires avant notre ère. Le professeur de la Sorbonne, dans ses recherches, met beaucoup plus l'accent sur les influences réciproques des peuples et des langues. Ce processus évident est bien sûr indéniable, même si souvent mal connu dans les détails, mais il n'explique en aucun cas la genèse des langues elles-mêmes, ni ne prétend d’ailleurs le faire.

Pour conclure sur  Mais où sont passés les Indo-européens ? de Jean-Paul Demoule (...) ma surprise touche toujours aussi à l'absence de réaction des médias et des collègues universitaires du chercheur en question. (...) Combattre le nationalisme, le racisme et la xénophobie est une nécessité et un devoir. Mais chercher la vérité historique l'est tout autant. (...)  J'ignore pour ma part s'il y eut une langue commune à l'origine des peuples indo-européens, mais les arguments que nous venons de voir ne sont pas de ceux qui feront renoncer à son « mythos ». Ils sont très proches eux-mêmes d’une mystification et ne feront que renforcer les mythes de leurs adversaires, le grand public demeurant la victime de leurs idéologies et de leurs intérêts respectifs. Je n’ai personnellement rien à voir avec ces deux camps, l’un mondialiste, qu’il soit capitaliste ou hérité du marxisme, et l’autre nationaliste.
 De leur côté, les linguistes américains Greenberg et Ruhlen, rejoints par le généticien italien Cavalli-Sforza, constatent une correspondance entre les embranchements des peuples et des langues dans leurs études, mais leurs déductions sont contestées. L'ouvrage L'indo-européen appartient-il à une macro-famille appelée eurasiatique ? de Jean-Pierre Levet (Presses Universitaires de Limoges), résume les recherches de Greenberg et consorts.

http://les-editions-brumerge.wifeo.com/une-certaine-histoire-de-linde.php

http://www.becdanlo.fr/Brumerge/Une%20certaine%20histoire%20de%20l'Inde_extrait.pdf

 

 

Partager cet article

Repost0
5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 11:37

La Vina galerie-café

12 place Notre-Dame, 38 000 Grenoble

fmperier@yahoo.fr – 06 46 68 48 79

 

Joëlle Rambaud, peintures

Julie Ladret et soirée poésie ouverte

Concert et atelier de musique indienne

Travelling S(é)ouls, Isabelle Jang, derniers jours

 

Bonjour à tous,

Voici le programme de la Vina pour ce début d'été. Attention, la soirée poésie a du être déplacée à samedi, 18h. Si les images ne s'affichent pas correctement, vous pouvez les retrouver dans le PDF
En vous souhaitant un bon début d'été,
François-Marie
 
 

Joëlle Rambaud, peintures

Du 25 juin au 7 juillet, vernissage le 27 à 18h

 
Image en ligne
 

« Je peins depuis une quarantaine d’année. La période où j’ai travaillé l’huile dans l’atelier de Claude Blanc-Brude à Grenoble, a été une étape importante dans mon parcours. Après la figuration, l’abstraction géométrique, ses couleurs chaudes et le velouté de l’huile, sont venues les toiles que je présente aujourd’hui, réalisées à partir de 2013. Leur format carré constant me permet de me situer d’emblée dans mon univers de paysages imaginaires. Je peins avec des pigments purs et un médium naturel. Ma peinture ne se plie à aucune esquisse. Rien de conceptuel, rien de programmé. Il faut du temps, de l’énergie. L’envie d’avancer. J’avance en traçant mon chemin, comme un sillon, avec ma force ou ma fague, ma joie ou ma tristesse, ma patience ou ma colère. Ce qui me pousse en avant ou guide ma main, reste pourtant un mystère. » St Geoire en Valdaine le 4 juin 2019.

 

 

 

Soirée poésie et scène ouverte 

samedi 22 juin à 18h

A l’occasion de la sortie du no 61-62 de sa revue Poésie Vivante,

L’association grenobloise Création et Poésie présente la poétesse Julie Ladret

 

La deuxième partie sera ouverte aux textes des intervenants ou d’auteurs de leurs choix.

 

Image en ligne
 

 

 

Dimanche 23 juin,

Concert de musique hindoustanie (Inde du Nord) et ateliers

En partenariat avec la journée mondiale du yoga - https://yoga-isere.com/ - fête de la musique -

 

Mayukh Gangopadhyay (sarod) – Souvick Datta (tabla) – Jacques madjar (sitar)

Le concert sera un jugalbandi, duo de solistes accompagné des tablas. Les ateliers sont ouverts à tout instrument mélodique (35 euros/1h15)
 
Image en ligne
 
 Image en ligne
 
 
 
Travelling S(é)ouls, nues et mues célestes, photographies d’Isabelle Jang
vernissage le samedi 8 juin à 17h

 

 Travelling S(é)ouls, nues et mues célestes, est une série de photographies d'Isabelle Jang, Coréenne vivant en France depuis plusieurs décennies. Elle a connu la deuxième guerre mondiale, la guerre de Corée et a commencé à contempler et photographier le ciel depuis de longs séjours alités pour des problèmes de santé, s'émerveillant devant la beauté de la nature. Taoisme, impermanence, nuages de thé, jeu amoureux des contraires... sans tomber dans le cliché, les images d'Isabelle Jang témoignent bel et bien d'une grande poésie empreinte d'esprit oriental, du Sûtra du Coeur de la Sagesse Suprême du Grand Véhicule Bouddhiste, dont les nuages pourraient être l'allégorie éternelle entre plénitude, vacuité et impermanence, tout en touchant à Michel-Ange, aux Védutistes vénitiens, à Tiepolo, Turner, au Romantisme et au Sublime américain, au principe d'incertitude et de liberté quantique qui habite toute chose et de la "théorie du chaos" qui dit l'imprévisibilité des grands ensembles.  
Vernissage le samedi 8 à 17h
 
 

Mardi 11 juin, de 16h30 à 19h, permanence du groupe local Grenoble de bénévoles de la Nef

 Image en ligne

 

La Nef, acteur historique de la finance éthique

Unique en France la Nef est une coopérative financière qui offre des solutions d’épargne et de crédit orientées vers des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle. Créée en 1988, elle est agréée et contrôlée par l’ACPR, Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution, en qualité d’Établissement de Crédit Spécialisé. Preuve de son engagement dans une démarche de transparence, la Nef est l’unique établissement bancaire français qui rend compte de l’ensemble des financements effectués chaque année grâce à l’argent confié par ses sociétaires et épargnants. Sa mission est de fournir à ses sociétaires et clients les moyens d’être acteurs de la transition écologique et sociale de notre société. Fidèle à son principe fondateur « Pour que l’argent relie les hommes », la Nef crée des outils financiers de participation citoyenne pour mettre en marche et accompagner des nouvelles façons de produire, de consommer, d’entreprendre, d’habiter. Les projets qu’elle soutient au quotidien sont donc ceux qui construisent la société de demain : agriculture biologique et paysanne, circuits-courts d’énergie renouvelable, recyclage, habitats participatifs et écologiques, auto-partage, commerce équitable, entrepreneuriat social etc. Et les 37 000 sociétaires qu’elle rassemble ont choisi  d’« être le changement » qu’ils souhaitent pour le monde. https://www.lanef.com

 

 

 

 

 
 
Galerie-café La Vina
Photographies d'art, concerts, conférences, livres
Finance éthique, Tourisme solidaire
Agriculture biologique, commerce équitable

ouvert du mardi au samedi, 10/13h et 14h30/19h
12 place Notre-Dame, Grenoble -  06 46 68 48 79
https://www.facebook.com/lavinacafe/?fref=ts

Partager cet article

Repost0
5 juin 2019 3 05 /06 /juin /2019 09:17

La Vina galerie-café

12 place Notre-Dame, 38 000 Grenoble

fmperier@yahoo.fr – 06 46 68 48 79

 

Bonjour à tous,

Voici le programme de la Vina pour les semaines à venir.  Attention, la soirée sur le soufisme persan est reportée à l’automne pour impossibilté de l’intervenante de se déplacer ce soir là.  Par ailleurs, les sites lavinagaleriecafé et sameshores rencontrent des problèmes d'enregistrement. Si les images ne s'affichent pas correctement, vous pouvez les retrouver dans le PDF
En vous souhaitant un bon mois de juin,
François-Marie
 
 
 
 
Travelling S(é)ouls, nues et mues célestes, photographies d’Isabelle Jang
vernissage le samedi 8 juin à 17h

 

 
 Travelling S(é)ouls, nues et mues célestes, est une série de photographies d'Isabelle Jang, Coréenne vivant en France depuis plusieurs décennies. Elle a connu la deuxième guerre mondiale, la guerre de Corée et a commencé à contempler et photographier le ciel depuis de longs séjours alités pour des problèmes de santé, s'émerveillant devant la beauté de la nature. Taoisme, impermanence, nuages de thé, jeu amoureux des contraires... sans tomber dans le cliché, les images d'Isabelle Jang témoignent bel et bien d'une grande poésie empreinte d'esprit oriental, tout en touchant aux Védutistes vénitiens, à Tiepolo, Turner, au Romantisme et au Sublime américain, au principe d'incertitude et de liberté quantique qui habite toute chose et de la "théorie du chaos" qui dit l'imprévisibilité des grands ensembles.  Vernissage le samedi 8 à 17h
 

Mardi 11 mai, de 16h30 à 19h, permanence du groupe local Grenoble de bénévoles de la Nef

 Image en ligne

 

La Nef, acteur historique de la finance éthique

Unique en France la Nef est une coopérative financière qui offre des solutions d’épargne et de crédit orientées vers des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle. Créée en 1988, elle est agréée et contrôlée par l’ACPR, Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution, en qualité d’Établissement de Crédit Spécialisé. Preuve de son engagement dans une démarche de transparence, la Nef est l’unique établissement bancaire français qui rend compte de l’ensemble des financements effectués chaque année grâce à l’argent confié par ses sociétaires et épargnants. Sa mission est de fournir à ses sociétaires et clients les moyens d’être acteurs de la transition écologique et sociale de notre société. Fidèle à son principe fondateur « Pour que l’argent relie les hommes », la Nef crée des outils financiers de participation citoyenne pour mettre en marche et accompagner des nouvelles façons de produire, de consommer, d’entreprendre, d’habiter. Les projets qu’elle soutient au quotidien sont donc ceux qui construisent la société de demain : agriculture biologique et paysanne, circuits-courts d’énergie renouvelable, recyclage, habitats participatifs et écologiques, auto-partage, commerce équitable, entrepreneuriat social etc. Et les 37 000 sociétaires qu’elle rassemble ont choisi  d’« être le changement » qu’ils souhaitent pour le monde. https://www.lanef.com

 

 

 

Dimanche 23 juin,

Concert de musique hindoustanie (Inde du Nord) et ateliers

En partenariat avec la journée mondiale du yoga - https://yoga-isere.com/ - fête de la musique -

 

Mayukh Gangopadhyay (sarod) – Souvick Datta (tabla) – Jacques madjar (sitar)

Le concert sera un jugalbandi, duo de solistes accompagné des tablas. Les ateliers sont ouverts à tout instrument mélodique.
 
Image en ligne
 
 Image en ligne

 

 

Soirée poésie et scène ouverte – vendredi 28 juin à 18h

A l’occasion de la sortie du no 61-62 de sa revue Poésie Vivante,

L’association grenobloise Création et Poésie présente la poétesse Julie Ladret

 

La deuxième partie sera ouverte aux textes des intervenants ou d’auteurs de leurs choix.

 

Image en ligne
 

 

Joëlle Rambaud, peintures

Du 25 juin au 7 juillet, vernissage le 27 à 18h

 
Image en ligne
 

« Je peins depuis une quarantaine d’année. La période où j’ai travaillé l’huile dans l’atelier de Claude Blanc-Brude à Grenoble, a été une étape importante dans mon parcours. Après la figuration, l’abstraction géométrique, ses couleurs chaudes et le velouté de l’huile, sont venues les toiles que je présente aujourd’hui, réalisées à partir de 2013. Leur format carré constant me permet de me situer d’emblée dans mon univers de paysages imaginaires. Je peins avec des pigments purs et un médium naturel. Ma peinture ne se plie à aucune esquisse. Rien de conceptuel, rien de programmé. Il faut du temps, de l’énergie. L’envie d’avancer. J’avance en traçant mon chemin, comme un sillon, avec ma force ou ma fague, ma joie ou ma tristesse, ma patience ou ma colère. Ce qui me pousse en avant ou guide ma main, reste pourtant un mystère. » St Geoire en Valdaine le 4 juin 2019.

 
 
 
 
Galerie-café La Vina
Photographies d'art, concerts, conférences, livres
Finance éthique, Tourisme solidaire
Agriculture biologique, commerce équitable

ouvert du mardi au samedi, 10/13h et 14h30/19h
12 place Notre-Dame, Grenoble -  06 46 68 48 79
https://www.facebook.com/lavinacafe/?fref=ts

Partager cet article

Repost0
4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 04:56

Partager cet article

Repost0
30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 14:16

 

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de François-Marie Périer
  • : Un espace présentant mes activités et celles de la galerie-café cultures du monde La Vina: expositions, concerts, rencontres, essais, traductions, poésie, articles et reportages, conférences, carnets de voyages; photographie, culture,; réflexions...
  • Contact

Recherche

Liens