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28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 14:19

 

C'est un exercice qui m'est loin d'être agréable, mais nécessaire... compte tenu de l'article anonyme du printemps 2018 dans la revue Ultreïa! Je demande un droit de réponse à la revue. Voici donc déjà exercé ici ce droit de réponse qui bientôt je l'espère trouvera sa place dans Ultreïa (sous une forme plus brève) en accord avec les valeurs affichées par cette revue.
 
Rappel des faits: entre 2015 et 2017, je contacte plusieurs fois par mail et téléphone Ultreïa! échangeant longuement avec Mr Chevilliat d'une façon cordiale, et d'autres personnes sur les détails de ma recherche, me disant que nous étions en plein dans les valeurs et les enjeux de ce magazine. Début 2018, on m'informe que mon livre sera le prochain à être lu, puis j'apprends en avril un peu sèchement suite à un appel de ma part qu'un article a été publié et que je verrai bien.
 
François-Marie Périer
 
 
1- "De nombreux chercheurs ou romanciers, avec plus ou moins de scrupules ni rigueur (...) En marge de ... François-Marie Périer
 
"En marge": formule ambigüe: à l'intérieur ou à l'extérieur de ces auteurs? Passons...
 
2- "vaste empire Kushana parcouru par de nombreuses routes commerciales:"
 
Je n'ai parlé pour cet empire que de la route de la Soie, la carte p 11 concerne d'autres routes ou des branches de la même route. Passons, là aussi.
 
3- " L'auteur tente de démontrer avec passion que derrière les similitudes une même figure historique est inconsciemment vénérée, voire qu'un même être de Lumière en est réellement à l'origine".
 
Je dis exactement le contraire d'inconsciemment, très clairement, je parle de missionnaires chrétiens.
 
p 25: "On peut minimiser voire nier le rôle qu’eurent la nouvelle foi chrétienne et le récit de la vie du Christ dans la révolution du Mahâyâna, mais on doit aussi se poser la question à l’envers: et si le message du Christ n’avait pas rencontré le Bouddhisme de l’empire Kushana, quel aurait été le visage et surtout l’élan du Mahâyâna? Bien différent, je ne crains pas de l’affirmer, au vu des recherches qui occupent les pages qui suivent. "
 
p 31: "Mais j’attribue au Christianisme et à la propagation de l’histoire d’un fils de Dieu crucifié par amour de l’humanité et ressuscité, au grand élan missionnaire chrétien, la force de déclenchement de la révolution du Mahâyâna au Ier siècle de notre ère. "
 
4- "Sincèrement emporté par un sujet qui l'anime depuis des années et qu'il traite assez savamment bien qu'il succombe volontiers à des rapprochements acrobatiques, notamment au plan linguistique"
 
Je ne fais aucun saut logique et classe dans un chapitre nommé "Quelques questions en suspens" des réflexions volontairement sans conclusion qui n’entachent en rien les autres arguments, lesquels ne font que mettre en regard des recherches internationalement reconnues.
 
5- "sa thèse devient irrecevable en ce qu'elle anéantit la dimension sacrificielle qui est au cœur du christianisme"
 
Faux: je répète ma thèse, clairement affirmée, dans l'introduction et la  quatrième de couverture, et plusieurs fois au cours du livre:
 
quatrième de couverture: "L'idéal du bodhisattva renonçant au Nirvana et se sacrifiant par compassion pour l'Humanité devenait la valeur suprême du nouveau Dharma se destinant à sauver l'ensemble des êtres."
 
p 31 : "Mais j’attribue au Christianisme et à la propagation de l’histoire d’un fils de Dieu crucifié par amour de l’Humanité et ressuscité, au grand élan missionnaire chrétien, la force de déclenchement de la révolution du Mahâyâna au Ier siècle de notre ère. "
 

p 32: Cependant, autour de l'an 80 de notre ère, sous le règne de Kanishka, l'histoire d'un roi et fils de Dieu ayant renoncé à son paradis céleste puis à son royaume terrestre et s'étant laissé crucifier par amour de l'Humanité avait toutes les chances d'avoir atteint les Indes et d'y avoir fortement impressionné les disciples du Bouddha, au point qu'ils l'intégrèrent à un Grand Véhicule en train de voir le jour, et dans lequel il allait prendre, sous un nom, ou des noms différents, une place centrale. Dans ce cas, pourra-t-on me demander, pourquoi le symbole de la croix et l'histoire de la crucifixion ne figurèrent-ils pas dans le nouveau canon? Pour ce qui est de la croix, il ne s'agissait pas pour le Bouddhisme de renoncer à ses propres symboles, ni à sa propre imago mundi, mais d'intégrer un grand être, un Mahâtma, un Grande Âme, comme on dit dans l'Hindouisme, dans sa „Bouddhologie“. Peut-être le Mahâyâna ne voulut-il donc pas s'approprier trop de choses d'un culte étranger et préféra-t-il garder uniquement ce qui avait trait à son esprit et à son enseignement, et était compatible avec le Dharma du Bouddha, refusant ce qui touchait aux épisodes dramatiques de la vie du Christ, et qui rappelait les mortifications de Siddhârta qui ne l'avaient pas mené à l'Éveil ? Peut-être le Grand Véhicule voulut-il mettre l'accent sur la Compassion pour tous les hommes plutôt que sur la souffrance personnelle? Mais nous verrons avec Shântideva quelques siècles plus tard que le sacrifice de son propre corps par le bodhisattva est bel et bien présent dans le Mahâyâna.

 

p 57 "Et le cheval est lié par le sacrifice védique à la fonction de souverain de l'Univers que revendiquaient les rois hindous ou bouddhistes, et qui a pu être attribuée au Christ par l’Église."

 p 91: Bodhisattva masculin et féminin, peau blanche ou vêtue de blanc, assise telle une Vierge en majesté portant un enfant dans les bras, associée au symbole de la corbeille des poissons, traversant les Enfers pour en ressortir ensuite, réalisant de façon mystique et amoureuse, voire érotique, l'union de la Compassion ardente et de la Sagesse, protection des marins, sacrifice de sa propre chair pour guérir son père: toutes les caractéristiques d'Avalokiteshvara – Guan yin ont trait aux épisodes de la vie du Christ et des femmes qui l'entourent.

p 146:  Dans les nouvelles traditions du Mahâyâna, il ne s'agissait plus comme auparavant de devenir un arhat pour se dissoudre dans le Nirvâna, mais désormais de revenir dans le Samsara en bodhisattva et « héros pour l'Éveil » afin d'aider tous les êtres. Le sacrifice de soi, y compris de son corps, par compassion, devenait la valeur suprême (...)"

p 24, "Comme pour ce qui est des voyages de Jésus en Inde, je me garderai bien de trancher au sujet du sort qui lui échut sur la croix, bien conscient pourtant que la remise en question du processus de sa mort et de sa résurrection expose à ne pas être considéré comme chrétien ou croyant tout court. Je suspends pourtant mon jugement. L'essentiel n'est pas là pour moi: le Christ est un maître de vie, qui enseigne à être prêt à mourir pour ses idéaux, (...)"

 
Quelques questions de méthode et de cohérence à la rédaction d'Ultreïa!
 
 
Dans Ultreïa, nombreux sont les articles sur l'Islam et le Soufisme. Or, contrairement à moi, le Coran et le Soufisme nient le statut de Fils de Dieu, la mort et la résurrection du Christ, et jamais la thèse de centaines de millions d'hommes, chercheurs et mystiques n'a été jugée invraisemblable ou irrecevable par vous, parce qu'anéantissant la dimension sacrificielle du Christ! Comment justifiez-vous cette contradiction dans vos colonnes?
 
Lorsqu'un article tel que celui qui concerne mon livre est écrit, il y a plusieurs possibilités:
 
- la non-lecture du livre. Or, il m'a été dit début 2018: "Votre livre est le prochain que nous allons lire." Donc plusieurs personnes l'ont lu, ce que pourrait confirmer l'anonymat de l'article.
 
- l'incompétence? Difficile à imaginer.
 
- l'incompréhension du propos de l'auteur, ce qui me semble là aussi difficile, vue la clarté du texte, soulignée par de nombreux lecteurs, et prouvé par les citations que je viens de faire et les critiques fidèles publiées sur plusieurs sites, Par ailleurs, nous avions longuement discuté avec plusieurs personnes différentes lorsque le livre n'était encore qu'un chapitre de Q(o)uest (éditions Brumerge), puis dans les mois ayant suivi sa publication.
 
- la crainte sur les conséquences d'une information juste des lecteurs: bouleversement de la version officielle de l'histoire.
 
- le soupçon sur les intentions de l'auteur? Sans doute, mais cet auteur écrit pourtant:
 
quatrième de couverture: "L'auteur ne craint pas d'affirmer les origines communes du Christianisme et du Grand Véhicule bouddhiste et d'adresser un message de connaissance réciproque et de réconciliation aussi bien aux représentants religieux et aux universitaires qu'aux Bouddhistes et aux Chrétiens du quotidien."

p 25: "Je ne veux dans ce livre choquer de croyants d'aucun culte, mais rappeler des faits, poser des questions et proposer à ceux qui se divisent de se connaître vraiment."

 
- la malveillance des auteurs? Je suspends mon jugement...
 
- l'idée pour les journalistes que la fin justifie les moyens, et qu'en déformant les propos et les vérités de l'auteur, on sert une cause et une vérité plus grande, à savoir celle du Christianisme tel qu'entendu par les journalistes. C'est la reprise en cette année 2018 d'une très vieille méthode, antérieure au Christianisme, reprise par des Chrétiens puissants ou pas depuis toujours, et ayant eu pour résultat bien des échecs et des éloignements de la foi. L'idée que le mensonge, la manipulation, le soupçon, le double langage, la dissimulation, exercés par des personnes possédant la doctrine juste, mènent le public et le commun des mortels à la Vérité, à l'Amour et au Salut...
Outre la déformation des propos de l'auteur, de nombreuses affirmations fausses de l'article posent un grave problème de crédibilité et d'honnêteté dans une revue se présentant comme une référence de sérieux et d'excellence en terme de réflexion et histoire des religions. Ce sont même des éléments basiques de l'histoire religieuse.- Si l'article est l’œuvre d'une personne, comment les autres ont-ils pu le laisser l'écrire? S'il est l’œuvre de plusieurs, comment ont -ils pu valider autant d'erreurs ou de manipulations?
 
- le "secret" des éléments de théologie: ce "secret" s'est toujours transmis rapidement à des groupes éloignés s'influençant réciproquement, raison pour laquelle on les retrouve dans des contextes très différents.
 
6- Je cite à nouveau l'article d'Ultreïa! "il (l'auteur) méconnait cependant qu'au Ier siècle, même si des échanges ont pu avoir lieu, la théologie chrétienne reste secrète, ésotérique, peu conceptualisée, et que de nombreuses formulations relatives à la "Mère de Dieu" par exemple, restent encore inarticulées (alors que, par contre, le culte d'Isis s'est répandu) ou que le dogme trinitaire n'est explicite qu'à compter du IVème siècle et qu'il est donc anachronique de considérer qu'on puisse les retrouver d'ores et déjà représentés ailleurs."
 
- Il n'y rien d'anachronique: avant de devenir dogmes, des traditions se sont toujours transmises très vite sur des générations et des siècles. Il n'est que de penser à l'Immaculée Conception présente sous différentes formes et fêtée le 15 août des centaines d'années avant 1854.
 Quant au dogme d'Isis, répandu bien avant le Ier siècle, pourquoi n'avait-il pas touché le Bouddhisme dès l'arrivée d'Alexandre? On ne trouve aucune trace d'Isis dans le Dharma bouddhique, ni avant, ni après J-C... En revanche, la Sagesse Suprême, associée à une figure féminine salvatrice, Mère de tous les bouddha, à l'étoile, faisant traverser l'océan de la vie, semblable à la fois à la Shekhina juive et à la Sophia gnostique, bien présentes, avant le dogme marial, cette Sagesse féminine apparaît progressivement du néant dans le Mahâyâna au Ier siècle de notre ère à partir du Sûtra du Cœur de la Sagesse Suprême avec Avalokiteshvara, uni à elle comme dans les textes gnostiques où Sauveur et Sophia s'unissent dans la Chambre nuptiale. Et la notion de Paradis (sans femmes) apparaît elle-aussi simultanément dans l’Évangile de Thomas et le Mahâyâna dès le Ier siècle...
Enfin, je ne parle précisément pas de la "Mère de Dieu" justement, car il n'y a pas cette notion dans le Mahâyâna, mais bien les éléments que je viens de citer
 
- la validation exclusive des dogmes est par ailleurs un cautionnement de la supériorité des autorités religieuses, et plus particulièrement de certaines autorités religieuses, alors que la plus grande trahison des idéaux religieux, de la pensée spirituelle et des fondateurs de religions, ou des personnes à leur origine, a malheureusement souvent été le fait de ces mêmes autorités...
 
L'article représente une trahison à plusieurs degrés:
 
- la pensée du livre et de l'auteur, dont les entretiens téléphoniques précédents avaient pourtant bien clarifié les intentions et le propos. j'avais en outre expliqué que pour un sujet aussi délicat, un article sous forme d'entretien était le mieux.
- les faits énoncés dans le livre;
- le lectorat et le contrat moral avec les valeurs de la revue. Ultreïa titre: spiritualité, métaphysique, philosophie, ethnologie, symbolisme..., et affiche la connaissance et le dialogue interreligieux, dédiant des dossiers aux religions, mais c'est avant tout une pensée dogmatique qui est exprimée dans l'article, nuisant à la connaissance du sujet traité dans le livre et transmettant clairement un jugement négatif au public.
 
Au vu des article de la revue, nous sommes entre gens ouverts et cultivés, spirituels et bienveillants... Comment donc expliquer tout cela? Je n'aurai pas de problème à pardonner à l'auteur ou aux auteurs de l'article, et à saluer le geste, si un droit de réponse légitime et digne de ce nom est donné à l'auteur. Cela profitera à tous: public, journalistes, éditeur, auteur, valeurs supposément communes. Un refus serait d'autant plus dommageable pour tous, enfermant chacun dans l'injustice, mais vous-mêmes en seriez les plus grandes victimes, vous le savez, ajoutant encore à l'injustice de l'article.
 
L'enjeu du livre n'aura échappé à personne... soyons à la hauteur...

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27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 16:03
 

 

 
Écrite avant tout par un voyageur passionné, guide, reporter et photographe formé à l’école des routes indiennes, Une certaine Histoire de l’Inde est le récit des temps forts de cinq millénaires d’une Civilisation multiple, unique et universelle, ayant gardé toutes les traces de ses histoires et le sceau de l’éternité. Mythes, religions, arts, philosophies viennent ici aider à comprendre le grand fleuve de l’Histoire de l’Inde, avec ses crues et ses assèchements, ses fastes, ses espérances et ses drames. De la civilisation de l’Indus à l’Indépendance et aux perspectives actuelles, de l’ « Âge d’or » des textes sacrés se perdant dans la nuit des temps, à l’Âge noir qui serait le nôtre malgré son « Inde qui brille », elle est la terre de tous les paradoxes. Cet ouvrage est une tentative de mettre à jour le message de l’Inde au Monde à travers sa mémoire si ancienne, son génie et ses défis.
Le chapitre Sanskrit a été réalisé par Pierre-Jean Laurent.

 
 

Acheter ce livre : dans la boutique brumerge



 

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30 juin 2018 6 30 /06 /juin /2018 06:11
 

 

1st Century CE, The Shores of a Faith - - 1er siècle, Les Rivages d'une Foi
Photographies de François-Marie Périer suivie d'un échange avec le photographe
Photographs of François-Marie Périer followed by an encounter with the photographer
 
jeudi 5 juillet 2018 - 2018/07/05
20h30, 22h30, Minuit
Église Saint Césaire, 1-3 place Saint-Cézaire, La Roquette, Arles
 
En quelques décennies, au Ier siècle de notre ère, depuis le Proche-Orient, les premiers Chrétiens répandirent pacifiquement leur foi et leur espérance dans un espace allant du monde indien aux terres celtiques: route de la Soie, route des épices, route de l'étain, Empire romain, royaumes orientaux indo-grecs de l'ancien Empire d'Alexandre, Extrême-sud de la péninsule indienne, Provence... Hommes, arts, lieux de cultes et de pèlerinages, sites sacrés ou archéologiques, légendes et paysages portent encore aujourd'hui les traces de leurs voyages, mêlées à celles des siècles et des peuples, au milieu d'une Histoire qui continue de s'écrire dans la beauté ou le drame.
 
In a few decades, during the 1st century CE, from the Middle-East, the Early Christians spread peacefully their faith and their hope in a space extending from the Indian world to the Celtic lands: Silk Road, Spice Route, Tin route, Roman Empire, oriental indo-greek kingdoms, remnants of Alexander's Empire, deep south of the Indian peninsula, Provence... People, arts, places of cults and pilgrimages, holy or archeological sites, legends and landscapes still witness today the traces of their trips, mixed with the still going on History of men, through beauty and drama.
 
Photographe et écrivain, François-Marie Périer, né à Marseille en 1969, a grandi à Arles et parcourt le monde depuis trente ans comme voyageur indépendant ou guide, à la rencontre des civilisations et des spiritualités et construire des ponts entre les rivages. Ses images, articles et reportages ont été exposés et publiés dans la presse française, italienne et anglaise. Il est l'auteur d'une douzaine d'ouvrages entre portfolios, carnets de voyages et essais sur l'histoire des mythes et religions et a créé la galerie-café- cultures du monde La Vina à Grenoble où il vit.
www.lavinagaleriecafé.fr
 
François-Marie Périer was born in Marseille in 1969. He grew up in Arles and has been travelling the world for 30 years as an independent traveller and a guide, a photographer and writer to meet civilizations and spiritualities and build bridges between shores. His pictures, articles and reports have been published in France, Italy and England. He is the author of a dozen books (portfolios, travel books, essays on the history of myths and religions) and has fouded the gallery and coffee-shop La Vina in Grenoble where he lives.
 
www.lavinagaleriecafé.fr

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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 07:22

 

 

English version

An independent searcher's study opens a totally new perspective in the history of religions and sheds new light on the still unexplained occurence of the buddhist Great Vehicle in the 1st century CE, demonstrating the influence of the early Christians on the birth of Mahâyâna, in the strongly hellenized area of the Kushan Empire (China, Afghanistan, Pakistan, Kashmir, Northern India), heir of Alexander's conquests, where Greek and Aramaïc were the two main languages currently spoken and written.

The ideal of the bodhisattva renouncing Nirvana and sacrifying himelf for compassion for Human kind became the ultimate value of the new Dharma intended to save Humanity as a whole.

The double and simulatenous revolution of Christianity in the Middle East and Mahâyâna in the East totally changed the map and the history of religions in Europe and Asia, but was this simultaneity only coincidence? Or could the same being and his disciples be at the origins of both? Are almost two billions and a half people around the world (Christians and Mahayanists) worshipping today, unknowingly, the same man and are they following very close teachings while they believe that they have opposite conceptions of life and death, deceived by the cultural colours and adaptations of the historical facts and dogmas?

Why did new sûtras emphasizing compassion, devotion, sacrifice and universal salvation emerge in this period and not before?

Why did at the same time as greeko-buddhist art, a bodhisattvas' and buddhas' "triad from the West" appear in Gandhâra, in the 1st century CE, composed by a buddha of infinite light (Amitâbha) a white bodhisattva of compassion (Avalokiteshvara, later Chenrezig) that had crossed hell, emanated from the previous buddha, and a third one, bringer of power and inspiration (Mahâsthâmaprâpta)? And why did, still in this Ist century CE, this triad appear alongside to a messianic buddha, Maitreya, a feminine, mother and salvific figure, embodiment of wisdom (the Prajñâparamita, that would become Târâ), a Western Paradise of Pure Land ?

Why are some gnostic texts of Nag-Hammadi and mahayanist teachings sometimes using exactly the same cosmogonies, notions and words?

Did Zoroastrism and Mithraism also play a role in the birth of Mahâyâna?

Here are some of the questions, among many others, raised by this research and answered in a way never done before,

Through a historical, iconographic and theological trip in Christianity and Buddhism at the dawn of their appearance, as well as an accurate exploration of their fouding texts and their evolutions, the author asserts the direct link between Christianity and buddhist Great Vehicle and sends a message of reciprocal knowledge and reconciliation to the religious and university authorities, as well as to simple Buddhists and Christians.

contact the author:

François-Marie Périer:

francoismarieperier@gmail.com

00 33 (0) 6 46 68 48 79

websites for books and researches:

http://les-editions-brumerge.wifeo.com

www.sameshores.fr

photography: www.francoismarieperier.com

contact the publishing house: www.lemercuredauphinois.com

*La Porte Etroite et le Grand Véhicule: des premiers Chrétiens aux Bodhisattvas, révélations sur les origines du Mahâyâna, in French, éditions le Mercure Daupinois, Grenoble, novembre 2017.

 

A french interview:

 

https://www.youtube.com/watch?v=XFAMe4ifr9c

 

 

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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 13:36

 

vendredi 23 février 2018: Conférence de François-Marie Périer organisée par les éditions du Mercure Dauphinois à l’occasion de la sortie du livre (novembre 2017)
 
Aux origines du Mahâyâna, au Ier siècle de notre ère, sur la route de de la Soie, la rencontre jamais racontée des premiers Chrétiens et du Bouddhisme des Origines, au cœur des royaumes indo-grecs et de l’empire Kushana.

Paf : 10 euros


 Forum104, 104 rue de Vaugirard, PARIS  6°, métro Montparnasse
 01 45 44 01 87 - http://www.forum104.org/    - www.lemercuredauphinois.fr

 

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11 février 2018 7 11 /02 /février /2018 14:13

 

An article from my trilogy Q(o)uest, the paths of Grail, éd. Brumerge.

 

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 23:01

 Mahâyâna et Christianisme. Ayant pris connaissance de mes recherches sur les origines du Grand Véhicule  et sa rencontre avec les premiers Chrétiens , le sociologue et philosophe Edgar Morin a bien voulu m'encourager d'un mot et incite à l'ouverture d'un débat. Qu'il en soit chaleureusement remercié ici, avec sa secrétaire et qu'il puisse être entendu et suivi. François-Marie Périer

 

 

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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 08:00

Les origines du Grand Véhicules bouddhique, le Mahâyâna, à la rencontre du Christianisme et du Bouddhisme sur la route de la Soie, au Ier siècle de notre ère.

A diffuser largement!

François-Marie Périer

https://www.youtube.com/watch?v=XFAMe4ifr9c

 

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16 décembre 2017 6 16 /12 /décembre /2017 07:56

 

Au début des années 2000, au cours d'un voyage de deux mois en Italie, en Grèce, en Égypte en Jordanie et en Israël-Palestine, je réalisai comme journaliste indépendant une série de reportages sur le Bouddhisme et des personnages rencontrés sur place. J'eus la chance de faire beaucoup de belles rencontres, comme le japonais Horikoshi à Jérusalem ou le Grec Emilios Bouratinos à Athènes dont l'interview ne fut pas publiée, mais dont je parle dans mon dernier livre, la Porte Etroite et le Grand véhicule. Je rencontrai aussi des situations variées et découvris la discrimination du Bouddhisme en Grèce, où la situation s'améliora ensuite. A Milan, je couvris les rencontres interreligieuses dans l'Esprit d'Assise du 25 octobre  2000, dont est tirée la photo ci-dessous. dr François-Marie Périer

 

 Reportage en 2000 pendant la deuxième intifada à Jérusalem.

 

 

Reportage réalisé en 2000 à Jérusalem à l'Université Hébraïque

 

La Fête des morts chez les Bouddhistes cambodgiens, reportage réalisé à Grenoble en 2001, Bouddhisme Actualités, François-Marie Périer

L'art du Gandhâra, Bouddhisme Actualités, réalisé en 2000 à Athènes.

 

Bouddhisme et Société, le Modèle italien, réalisé en 2000 à Turin et Milan.

 

 

Les dieux grecs et le Bouddhisme, reportage réalisé à Athènes en 2000

 

Le Bouddhisme en Grèce: une juste très peu orthodoxe, reportage réalisé à Athènes en 2000

 

L'art de la présence, reportage sur Peter Fenner réalisé en 2001 dans le sud de la France.

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 23:16

Accueillant actuellement une belle exposition photographique argentique sur le Japon, https://www.genevieveregachepayan.com/galeries

j'ai découvert le culte extrêmement populaire du bodhisattva Jizo, protecteur des voyageurs, divinité libérant les morts et les enfants issues d'une  fausse couche. Il est représenté au Pays du Soleil levant sous la forme d'un très jeune enfant rieur et bienveillant. Voyant immédiatement la similitude de son nom et de sa forme avec l'enfant Jésus, je me suis penché un peu plus sur son légendaire.

Son nom sanskrit est Ksitigarbha, ce qui se traduit par Matrice de la Terre. Philippe Cornu, dans son Encyclopédie du Bouddhisme, nous apprend que c'est un bodhisattva blanc de peau, qui a fait le voeu de libérer toutes les âmes, de soulager les êtres de la souffrance et de ne pas atteindre le Nirvâna jusqu'à l'avènement de Maitreya, ce qui le rend très semblable à Avalokiteshvara, que je considère pour ma part - voir La Porte Etroite et le Grand Véhicule -  comme la bouddhisation de Jésus.

Kshitigarbha n'était pas très populaire en Inde, mais son culte en revanche connut un grand succès en Chine, puis au Japon, ce qui suit bien la diffusion du Mahâyâna et la pénétration conjointe du Christianisme et du Bouddhisme dans l'Empire du Milieu dans les premiers siècles de notre ère.

Kshtitigarbha-Jizo a un amour immense pour sa mère: c'est pour sauver son âme qu'il désire dépeupler les Enfers, et cette proximité mère-fils Sauveur ne s'arrête pas là. En effet, en Chine, où le bodhisattva est nommé Dizangwang, il arrive qu'il soit associé à Guan-yin et Amitâbha-Amituofo, associés tous deux à une même entité. Guan-yin est la forme féminine qu'a prise Avalokiteshvara-Chènrézi en Chine, et Amitâbha-Amituofo est le bouddha de Lumière infinie qui a émané Avalokiteshvara par compassion pour l'humanité. Cette proximité "géniteur céleste de Lumière" - Dieu et dies ont une même racine - et figure féminine salvatrice avec Kshitigarbha-Jizo reconstitue la triade Père divin-Vierge Marie-Jésus.

En poussant plus loin les remarques, on pourrait ajouter que Jizo est fêté les 23 et 24 août, soit au moment où le signe solaire du Lion - Simha en sanskrit -  connecte avec celui de la Vierge - Kanya - : soit un signe masculin associé à la Lumière suprême et un signe féminin associé au réceptacle de la Divinité. et le Christ était le lion de Juda.

La photo ci-dessous représente deux Jizo portant le bavoir enfantin, priés par les mères en deuil, ce qui peut évoquer aussi la Mater dolorosa, la Vierge perdant son Fils sur la croix.

By Fg2 - Own work, Public Domain, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=907156

 

Je termine par cet extrait de La Porte Etroite et le Grand Véhicule en rappelant que les pueples et les idées ont toujours, très vite, partout, voyagé...

Bonnes fêtes à tous avec l'enfant Jizo ou Jésus, comme on voudra ;-)

Târâ, l’Étoile salvatrice, et Amaterasu la solaire
Allons plus loin. Le légendaire de Târâ pourrait s’être transporté assez vite
au Japon. Selon les plus vieilles sources écrites japonaises, le Kojiki écrit
en 712 et le Nihon Shoki écrit en 720, la déesse solaire, sage et bénéfique,
Amaterasu, est née elle-même de l’œil gauche d’Izanagi, alors qu’il se purifiait
après avoir pénétré dans le monde souterrain pour tenter en vain de ramener à
la vie Izanami, son épouse, qui avait créé le monde avec lui. Après avoir
donné au jourAmaterasu de son œil gauche, Izanagi, de son œil droit, manifesta
Tsukuyomi, le dieu lunaire qui rejoignit les Cieux par une échelle céleste.
Entre Târâ et Amaterasu, il y a aussi bien au niveau phonétique que mythique
une ressemblance: Târâ est l’Étoile etAmaterasu est solaire, son nom signifiant
« Ciel lumineux ». Quant à Marie, elle est la reine du Ciel.
Je ne peux que faire remarquer qu’Amaterasu contient
Mater et Iesus: la
Mère et Jésus en latin. Je ne cherche absolument pas à récupérer les religions
orientales, conscient que je suis de la religion de la Grande Déesse qui précéda
sans doute en tous lieux celles du Père, comme les recherches de la professeure
Marija Gimbutas semblent le démontrer. En revanche, je sais aussi la rapidité
de diffusion des religions et les bouleversements mondiaux en terme de cultes
que vit le premier millénaire de notre ère: juste avant l’an 1000, hormis l’Inde,
il y avait peu de régions entre l’Irlande et le Japon qui avaient échappé à la
conversion au Christianisme, au Bouddhisme ou à l’Islam, ou n’avaient pas
été confrontées à leur politique prosélyte voire plus. En 712, la Chine était


70. Matthieu, 10, 8, et Genèse, 2, 24.


devenue mahayaniste et le Japon voyait naître le culte d’Amaterasu, l’Islam
n’avait pas dépassé l’Indus. Un siècle et demi plus tard, (845) une grande
persécution toucha aussi bien le Bouddhisme que le Nestorianisme, le
Zoroastrisme et le Manichéisme, témoignant de l’influence que ces religions
avaient acquise en Chine. Le Nestorianisme chrétien et le Zoroastrisme furent
considérés comme des hérésies du Bouddhisme, nous apprend l’historien
indien de l’Église Philip dans
East of the Euphrates : Early Christianity in
Asia. India
71. Étrange idée? Elle confirme seulement davantage la fusion qui
s’était opérée entre le Christianisme, le Zoroastrisme et le Bouddhisme dans
le Mahâyâna.
Il n’est donc absolument pas irréaliste de penser qu’Amaterasu se soit
enrichie ou ait été modifiée par l’apport de Târâ, elle-même née de la fusion
de figures indiennes et de figures occidentales. Positive et civilisatrice,
Amaterasu était considérée comme une reine qui tissait la toile du monde,
telle la Mâyâ, la magie féminine de l’Hindouisme étendant son voile sur la
Création du Brahman, l’Âme cosmique. Mais le frère d’Amaterasu, Suzanoo,
issu du nez d’Izanagi, était insolent et violent. Après qu’il eut écorché et jeté
un poney dans la salle où elle tissait, elle se réfugia dans une caverne dont elle
finit par sortir, attirée par la fête qu’avaient organisée les dieux affligés par les
ténèbres. Elle tomba dans le piège, mais obtint le bannissement et la punition
de son frère, ainsi que la royauté pour sa propre descendance. L’épisode de la
caverne rapproche là aussi Amaterasu de Guan-yin sous sa forme de Miaoshan.

 

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